Sortir du cadre pour mieux manager
Poincaré et Einstein ont tous les deux été
des mathématiciens géniaux. L'un a exprimé
son talent de manière "classique". L'autre
est "sorti du cadre" et a fait faire un bond de géant
à la science.
Les managers sont amenés à "retailler"
leur cadre en permanence, en fonction de contraintes en tout
genre: concurrence, clients, actionnaires, hiérarchie,
collaborateurs…
Les comportements acquis lors des parcours éducatif et
professionnel, s'ils sont très utiles dans un premier
temps, se révèlent par la suite pesants et limitants:
courant de pensée managériale, langue (maternelle
certes, mais trouvez vous facile de faire communiquer un ingénieur
et un graphiste?), réflexes culturels (si l'ingénieur
est allemand et le graphiste français?), de genre (mon
ingénieur est toujours allemand et mA graphiste françaisE)…
Pas facile de "sortir du cadre" dans ces conditions.
Ni d'exprimer son génie personnel.
Nous sommes tous dépendants de quelque chose ou de quelqu'un:
dépendance à l'autorité, hyperactivité/travaillomanie,
culture d'entreprise, opinion des collaborateurs…La liste
est longue.
Prendre conscience des symptômes de dépendance,
c'est gagner en efficacité managériale…
et en sérénité.
Gagner en autonomie en affirmant son identité essentielle
Progresser, c'est se séparer.
Se séparer d'un environnement, de gens, d'habitudes ou
d'outils, de croyances qui conviennent pendant un moment; puis
ne suffisent plus à notre épanouissement.
Ces croyances sont-elles vraiment les miennes ou bien m'ont-elles
été "soufflées" par mes parents,
mes profs, mon premier patron,…
Aller à l'essentiel, trouver l'essence de son génie
personnel – connaître ses atouts mais également
ses faiblesses, découvrir ce qui fait nous vraiment plaisir,
nous différencie ou rapproche, nous intéresse
et nous motive, tel est la clé d'une avancée déterminante.
C'est en somme faire son marketing personnel. Attention: au
réel sens du marketing!
Bien se connaître permet d'être à la bonne
place au bon moment, et d'éviter l'effet "Lipstick
on a Bulldog".
Gagner en autonomie en créant de
nouveaux liens
Finie l'entreprise symbiotique dans laquelle on entre à
20 ans et que l'on quitte en fin de carrière. Et que
dire des liens familiaux, de la recomposition des familles?
Qu'il s'agisse de liens personnels ou professionnels, le futur
nous parle de vie en réseau. Construire un réseau
personnel pertinent, en interne ou à l'extérieur
de l'entreprise (avec clients, fournisseurs, chasseurs de tête,
collègues..) sera de plus en plus fondamental pour atteindre
épanouissement et parcours réussi.
Forte identité personnelle et qualité des liens
tissés avec son entourage sont les deux faces de la même
pièce.
Plus votre identité est forte, plus vous êtes à
même de créer des liens riches, et ceux-ci contribuent
activement à l'épanouissement de votre personnalité.
Autonomie et interdépendance
Il est facile – et assez répandu – de confondre
autonomie et indépendance.
Certains, qui "jettent le bébé avec l'eau
du bain", peuvent même "mettre dans le même
sac": autonomie, rébellion, différences,
libre-pensée, originaux, hors norme, inadapté,
pour ne citer que ceux-là.
Or être autonome ne signifie ni être asocial ni
en opposition permanente.
Cela signifie avoir avancé pas à pas, par étapes
successives - dépendance, contre-dépendance, indépendance,
interdépendance, vers un comportement conscient basé
sur des choix personnels.
Fait de séparations et de découvertes, ce chemin
sera facilité par le coach.
Celui-ci peut dire "Oui, allez-y", tout en signalant
les dangers et limites de ce nouveau chemin; ce qui fait émerger
le désir d'explorer.